Paris occupe depuis longtemps une place à part dans l’imaginaire des acheteurs internationaux. Héritage, élégance, stabilité : la capitale française conjugue ces qualités avec un art de vivre unique. En 2025, cet attrait reste intact, mais une évolution notable se dessine. Les acheteurs américains, autrefois minoritaires, deviennent aujourd’hui des acteurs majeurs du marché immobilier haut de gamme à Paris.
Cette dynamique ne relève plus de l’exception. Elle s’appuie sur des données économiques concrètes, un taux de change favorable et un désir croissant de la part des grandes fortunes américaines d’investir dans des villes à forte valeur patrimoniale. Paris, avec ses immeubles protégés, ses quartiers historiques et son marché réglementé, incarne parfaitement cette aspiration à la rareté et à la transmission.
Les agences parisiennes spécialisées dans l’immobilier de prestige ont observé une nette hausse des demandes en provenance des États-Unis au cours des 18 derniers mois. En 2025, les acheteurs américains représentent environ 25 % des acquéreurs étrangers, contre moins de 10 % cinq ans plus tôt. Ce phénomène dépasse le simple achat de pied-à-terre. Il concerne également des résidences principales, des biens patrimoniaux et des investissements de long terme.
La raison principale de cet engouement tient à la parité euro-dollar favorable : en 2024 et 2025, les fluctuations du marché ont permis aux acheteurs américains de bénéficier d’une décote allant jusqu’à 20 % par rapport aux sommets du marché.
Les agences telles que Junot, Barnes ou Daniel Féau confirment cette tendance. Certaines d’entre elles indiquent que le nombre de clients actifs américains a doublé depuis le début de l’année 2024. Dans le segment supérieur à 3 millions d’euros, les Américains figurent désormais parmi les trois premières nationalités acheteuses.
Leur recherche est souvent concentrée sur des quartiers qui offrent une combinaison d’authenticité, de prestige et de vie de quartier.
Les transactions confidentielles séduisent également cette clientèle. De nombreux Américains accèdent à des biens rares via des canaux privés ou des réseaux internationaux, dans un esprit de discrétion et de personnalisation.
Plusieurs facteurs économiques et culturels alimentent cette dynamique :
Cette vague d’intérêt américain contribue à soutenir le haut du marché résidentiel parisien. Si la demande locale reste dynamique, le capital étranger, et en particulier américain, alimente la solidité du segment 3 à 10 millions d’euros.
L’offre, toujours contrainte par la réglementation urbaine, peine à suivre. Cela renforce la tendance aux transactions off-market, avec des biens présentés uniquement à une clientèle ciblée. Dans ce contexte, les prix dans les secteurs les plus recherchés se maintiennent à un niveau élevé, voire progressent doucement.
En 2025, Paris ne se résume plus à un simple rêve pour les acheteurs américains. Elle s’impose comme une décision d’investissement mûrement réfléchie, à la croisée du mode de vie, de la stabilité financière et de l’héritage culturel.
Dans un marché où l’inventaire reste limité et la demande soutenue, la présence américaine devient structurante. Elle façonne les dynamiques du très haut de gamme parisien et renforce le statut de la capitale française comme l’une des villes les plus convoitées au monde.