Au deuxième trimestre 2025, Paris confirme sa position de place forte de l’immobilier haut de gamme. Tandis que le marché national connaît un ajustement général, le segment du luxe parisien reste remarquablement stable. Il bénéficie d’une demande internationale soutenue, d’un stock limité et d’un intérêt croissant pour les biens patrimoniaux de qualité.
Selon les dernières données, le prix moyen au mètre carré à Paris s’établit autour de 9 880 €, en baisse de 4 % sur un an. Cette correction touche principalement les biens standards.
Dans le haut de gamme, les valeurs restent stables : les biens prime se situent entre 28 000 et 42 000 €/m², tandis que certaines résidences ultra-prime atteignent jusqu’à 60 000 €/m², notamment dans les immeubles de prestige avec vue ou terrasse.
7ᵉ arrondissement (Saint-Thomas d’Aquin, Gros-Caillou)
8ᵉ arrondissement (Triangle d’or)
4ᵉ arrondissement (Marais, Île Saint-Louis)
16ᵉ arrondissement
Les acheteurs américains représentent désormais 25 % des acquéreurs étrangers à Paris, contre 16 % en 2023.
Les clients du Moyen-Orient et d’Europe du Nord restent très présents, notamment sur les acquisitions en cash supérieures à 5 millions d’euros.
Ces achats sont souvent motivés par des logiques de transmission, d’éducation ou de qualité de vie.
Le nombre de biens de luxe en vente (au-delà de 3 M€) a diminué de 12 % par rapport à l’an dernier.
Environ 35 à 40 % des ventes de prestige au T2 2025 se sont faites en off-market, notamment pour les rooftops, hôtels particuliers et grands appartements dans les 6ᵉ et 7ᵉ arrondissements.
Les biens notés A à C se vendent 18 % plus vite que ceux classés D ou au-delà.
La Loi Climat et Résilience influence fortement les négociations, les acheteurs demandant de plus en plus des estimations de travaux avant de faire une offre.
Les nouvelles aides 2025 pour les rénovations dans les secteurs patrimoniaux relancent la mise en vente d’appartements rénovés dans le Marais ou le Quartier Latin.
Au T2 2025, l’immobilier de luxe parisien continue de faire preuve de résilience et de sélectivité. Les acheteurs recherchent la localisation, l’authenticité architecturale et une valeur durable. Les vendeurs, de leur côté, privilégient une stratégie discrète et ciblée.
Alors que la seconde moitié de l’année s’annonce, la pression sur les biens efficaces énergétiquement et idéalement situés devrait encore s’accentuer, portée par une demande internationale qui ne faiblit pas.